Des considérations juridiques, éthiques et sociologiques contemporaines de la question trans

La recherche en médecine engendre parfois des conséquences sociales auxquelles le droit doit s’ouvrir et dont il doit tenir compte. La question de l’appartenance au genre illustre bien ce phénomène. Elle paraît particulièrement complexe à traiter et nous interpelle de façon très importante depuis quelque temps. L’engouement des médias à traiter de la chose traduit l’intensité du débat social que la question transgenre fait surgir, ce qui laisse entrevoir du même coup l’émergence d’une conception nouvelle de l’être humain fondée sur l’identité de genre, convoquant dès lors la notion de l’acceptation de la différence d’une façon plus radicale que jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité.

Les discussions portant sur l’appartenance au genre semblent marquer le début d’une évolution des mentalités. Une des conséquences de cette évolution est l’élaboration de nouvelles normes juridiques.

Ainsi, des règlements facilitent le changement de sexe par l’instauration d’une procédure simplifiée et plus rapide. D’autres touchent la vie des personnes trans au quotidien dans la sphère sociale, comme l’illustre la possibilité légale pour les personnes mineures de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse, et plus récemment du Québec (grâce à l’adoption du projet de loi 103), de changer de sexe1.

Lexicologie de base

L’emploi des termes « transgenre » et « transsexuel » qui apparaît de manière ponctuelle dans la sphère médiatique progresse constamment dans la sphère publique depuis quelques années, comme l’indique leur présence accrue sur certaines plateformes2. L’apparition de ces deux concepts rend nécessaire un brin d’étymologie : l’abréviation « trans » renvoie aux termes « transgenre » et « transsexuel », lesquels sont liés à la nécessité de « s’identifier physiquement au genre opposé à celui assigné à la naissance »3. Le terme « transgenre » est un terme dit « parapluie », voulant englober ses dérivés épistémologiques4. Cependant, ce qui oppose l’un et l’autre de ces concepts à l’intérieur de cette même idée d’identification à l’autre genre réside en la transition médicale qu’effectuent les personnes transsexuelles, que ce soit par la prise d’hormones ou par des chirurgies5. Or, il est à noter que le terme « transsexuel » est de plus en plus délaissé par la communauté LGBTQ+, celle-ci trouvant l’aspect médical de la définition désuet. Ainsi, il faut prioriser l’expression « personne trans » afin d’éviter toute discrimination.

Une avancée considérable quelque peu ralentie

Au Québec, le 1er octobre 2015 figure en tant que date importante au sein du milieu trans, tant pour les personnes transgenres que transsexuelles. En raison de l’adoption du Règlement modifiant le Règlement relatif au changement de nom et d’autres qualités de l’État civil6, à partir du 1er octobre, une personne adulte en transition peut désormais se limiter à fournir une déclaration sous serment certifiant que la mention du sexe demandée est celle qui coïncide le mieux avec son identité de genre et qu’elle souhaite conserver une telle identité7. L’instauration d’une telle procédure plus simple et plus rapide allège et facilite le changement de sexe; les personnes trans peuvent désormais demander des documents officiels sans qu’une chirurgie pour changer de sexe n’ait été subie préalablement ou qu’une lettre d’un professionnel de la santé (bien souvent un psychologue ou un psychiatre) n’ait été obtenue à cet effet8. Selon Monica Bastien, présidente de l’Aide aux trans du Québec (ATQ), une telle annonce constitue une progression importante dans la reconnaissance des droits des personnes trans au Québec9, malgré l’exclusion de l’ensemble des mineurs de la province de son champ d’application. Toutefois, l’adoption à l’unanimité, le 10 juin 2016, du projet de loi n° 10310 permet maintenant à tout mineur de changer la mention du sexe apparaissant sur son acte de naissance sans devoir se soumettre préalablement à quelque traitement médical que ce soit11.

Au niveau fédéral, parallèlement à cette démarche, le projet de loi C-1612 déposé en mai 2016 modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne13 et modifiant certaines dispositions du Code criminel14 viserait à protéger les droits de la population canadienne en prohibant la discrimination sur la base de l’identité de genre et l’expression de genre. Plus précisément, les actes criminels commis découlant de l’identité de genre ou de l’expression de genre seraient considérés comme des crimes haineux, de sorte que les employés et utilisateurs de services du gouvernement fédéral, des gouvernements des Premières Nations et d’entreprises privées contrôlées par le gouvernement fédéral pourraient voir leur protection assurée à l’encontre de toute forme de discrimination fondée sur l’identité et l’expression de genre15. Toutefois, un problème demeure puisque ce projet de loi ne s’appliquerait qu’à des domaines de compétence fédérale, ce qui laisserait alors libre cours à l’application des Chartes québécoise16 ou canadienne17 dans les autres cas, et que ces textes ne comportent aucune interdiction de discrimination basée sur l’identité de genre ou l’expression de genre18. Il s’agit néanmoins d’un pas dans la bonne direction, et un vent de bon augure semble souffler sur le projet de loi C-16. En effet, pour une première fois, un projet de loi en la matière est proposé par le gouvernement lui-même, ce qui laisse croire à de bien meilleures chances d’adoption19. Il convient de rappeler qu’un tel projet de loi ferait suite notamment à une enquête nationale menée par le gouvernement fédéral en 2011 au sujet du harcèlement dont seraient victimes les jeunes trans20 et s’inscrirait également dans des mesures d’accommodement pour les personnes trans partout au pays21.

À l’échelle internationale, une telle dynamique de discrimination est présente sous différentes formes. Le 10 décembre 2010, Ban Ki-Moon, alors secrétaire général des Nations Unies, prononce un discours en faveur de l’égalité pour les personnes LGBTQ+ dans le but de contribuer à combattre la violence et la discrimination que ces personnes subissent fréquemment. À la suite du discours, et en raison des fréquentes et diverses violations des droits de l’homme des personnes LGBTQ+ au cours des dernières années22, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a, dans un document publié en septembre 201223, rappelé l’importance des obligations juridiques des États à protéger les droits de l’homme de toute personne LGBTQ+. Ces obligations sont toutes instituées dans le droit international des droits de l’homme par la Déclaration universelle des droits de l’homme24 et par des traités internationaux des droits de l’homme. Sauf que le rappel du HCDH s’imposait, bien qu’un bon nombre d’États aient réalisé de réels efforts pour consolider la protection des droits des personnes LGBTQ+25.

Ainsi est-il possible de constater une percée des droits de l’homme des personnes LGBTQ+ ces dernières années à l’échelle provinciale, fédérale et même mondiale. Cheminant en ce sens, la Résolution 17/1926 adoptée en juin 2011 par le Conseil des droits de l’homme, forme de réponse aux actes de violence et de discrimination perpétrés à l’endroit de certaines personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre, a permis la rédaction du premier rapport officiel des Nations Unies sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre27. Il en est de même pour la Résolution 27/3228 adoptée plus tard par le Conseil des droits de l’homme qui s’inscrit dans la même veine29. Enfin, depuis quelques années, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme s’est engagé à interagir avec les États, avec les institutions nationales des droits de l’homme et avec la société civile pour viser l’abrogation des lois qui désavantagent les personnes LGBTQ+, tout ceci suivant la campagne d’information déclenchée par l’ex-Haut-Commissaire Navi Pillay, qui cherchait à sensibiliser la population sur la violence et la discrimination homophobe et transphobe, évidemment dans l’optique de propager au sein du public l’idée d’un plus grand respect à l’égard des droits des personnes LGBTQ+30.

Les ordres gouvernementaux des différents pays qui ont choisi comme ligne directrice la reconnaissance de la diversité sous l’égide de l’identité et de l’expression de genre ont donc permis d’accomplir des progrès indiscutables pour la communauté LGBTQ+.

Cependant, force est de constater que l’on connaît un ralentissement marqué, sinon un arrêt complet, des progrès ces derniers temps. Quelques exemples viennent assurément à l’esprit.

Un premier exemple est celui de l’administration Trump qui a décidé de supprimer des protections pour les jeunes trans mises en place sous l’administration fédérale précédente, telles que la mesure anti-discrimination qui visait à permettre à chaque élève d’utiliser la toilette en fonction du sexe auquel il s’identifie31. Un deuxième exemple est celui de l’obligation pour les citoyens d’inscrire leur sexe sur les documents gouvernementaux, ce qui ne va pas sans heurter les personnes trans. En effet, cette exigence a pour résultat d’exclure les personnes dont l’identité de genre ne se lie pas à la norme binaire de façon catégorique, suscitant par ailleurs l’indignation de certains puisque cette nouvelle obligation est susceptible de porter atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux de ces personnes32. Un troisième exemple est la présence toujours aussi lourde et fréquente de comportements inappropriés et discriminatoires au sein de l’armée canadienne33, ce qui confirme que les personnes trans ne sont toujours pas protégées contre toutes formes de discrimination ou d’abus dont l’État, les institutions ou les personnes sont la source34. On trouve un quatrième exemple du côté de l’OMS, qui range toujours dans le chapitre « Troubles mentaux et du comportement » le fait d’être transgenre, ce qui s’accompagne de la conséquence supplémentaire pour une personne transgenre d’être diagnostiquée comme souffrant d’un trouble mental, bien que cette organisation ait mandaté un groupe de chercheurs pour émettre des recommandations concernant les catégories traitant de la sexualité et qui se trouvent dans le chapitre des troubles mentaux et du comportement35. Un dernier exemple est le malaise et la confusion que subissent les personnes trans non citoyennes qui ne peuvent changer leur prénom ni leur mention de genre en s’adressant aux autorités du Québec au sens de l’article 3084.1 du Code civil du Québec36.

Il faut malgré tout souligner que le projet de loi fédéral C-16 a été adopté le 15 juin dernier, ce qui constitue certainement le « franchissement d’une étape de plus pour mettre fin à la discrimination fondée sur l’identité et l’expression de genre »37.

Une question d’éthique

La source profonde d’un désir de changement d’identité est bien sûr trop complexe pour que l’on puisse avoir la prétention de la connaître ou de la comprendre entièrement, mais il est important de s’y intéresser. La question de la motivation d’une personne à embrasser une idée de changement aussi radical peut être abordée à la lumière des travaux du professeur et auteur Ronald Dworkin. Selon lui, l’éthique regroupe un ensemble de questions portant sur la manière par laquelle tout un chacun devrait vivre38. La question de mener une vie réussie regorge de complexité. Dworkin donne d’ailleurs l’exemple d’une personne menant une vie ordinaire et banale, voire ennuyeuse, qui ne ferait alors qu’être en attente de la mort et qui n’aurait pas réussi à bien vivre; elle aurait manqué à « sa responsabilité de vivre »39. On peut penser qu’une personne décidant de changer de sexe se situerait à l’opposé de ce mode de vie sédentaire et conventionnel, qu’elle aurait davantage répondu à sa responsabilité de bien vivre puisqu’un tel changement représenterait nécessairement la conclusion d’un processus introspectif long et éprouvant. En se servant de la notion de l’éthique, Dworkin traite de la dignité humaine par l’élaboration de deux principes : le respect de soi et le principe d’authenticité. Le premier se caractérise par l’importance objective de bien vivre : chacun doit considérer de manière sérieuse sa propre vie et ainsi croire qu’il importe que sa vie soit une action réussie plutôt qu’une occasion ratée40. Le second traite plutôt de la responsabilité particulière et personnelle de la personne dans la définition de la réussite de sa vie propre, c’est-à-dire qu’il doit en assumer pleinement la responsabilité personnelle pour pouvoir créer une vie au moyen d’un « récit cohérent ou un style qu’il endosse lui-même »41. Ces deux principes proposent ainsi une théorie de la dignité humaine, de sorte que la dignité n’est possible que par le respect de soi et la compréhension de sa propre authenticité.

Par ailleurs, Dworkin complexifie son idée de principe du respect de soi en introduisant la notion d’une « image-cadre » de soi-même, soit une sorte de sentiment qui nous guide dans nos choix et dans notre style, une image traduite par des émotions ou attitudes critiques qui nous aident à atteindre un certain standard. L’image-cadre pourrait se résumer à vivre en respectant ce que je suis. Une telle image de soi signifie nécessairement de faire des choix quant à son identité personnelle qui, toujours au sens de Dworkin, se forge grâce à ce que l’on aime et à ce que l’on désire admirer42. On peut alors s’interroger sur le développement d’une image-cadre de soi pour une personne transgenre ou transsexuelle, sachant qu’une telle opération reste fondamentale pour la psyché humaine. En effet, d’où provient l’admiration que l’on porte envers certaines personnes, lesquelles représentent une certaine conception de notre standard à atteindre? Ce concept d’image-cadre symbolisant une représentation intérieure et abstraite de soi se construit à partir de ce que l’on admire et donc de ce que l’on considère comme admirable à ses yeux et forcément aux yeux des autres. C’est une manière de se représenter en fonction de ce que l’on trouve être approprié. Mais où puise-t-on un tel sentiment admiratif? Qu’est-ce qui peut bien le constituer?

Et du côté de la sociologie et de la médecine?

Au sens d’une conception sociologique, et reprenant les concepts phares autour desquels s’articule la tradition sociologique – la communauté, l’autorité, le statut, le sacré et l’aliénation –43, certains auteurs soutiennent que l’étude de l’historicité du concept de genre a favorisé une réflexion autour du lien à la fois causal et social unissant le « sexe anatomique » (de dimension naturelle) et le « genre » (de dimension sociale), de manière à illustrer que le sexe est considéré et défini par l’intermédiaire du « prisme du genre »44. Le prisme du genre se réfère aux variations d’identité de genre qui peuvent exister chez tout sujet, indépendamment de son sexe anatomique (certains sont plus ou très masculins, et d’autres plus ou très féminins). Selon cette nouvelle conception qui cesse donc d’être édifiée sur la binarité, l’identité de genre serait un construit social internalisé par le sujet à la suite des influences subies au cours de son développement par son appartenance à un groupe culturel45. Selon cette même perspective, le concept de genre repousserait toute idée qui présupposerait que la notion de sexe anatomique serait un donné atemporel, et par le fait même qu’elle n’entretiendrait aucun rapport avec l’Histoire, bref que la notion de sexe existerait en soi46. Le concept de genre combattrait alors l’idée qui a longtemps eu cours dans la société occidentale selon laquelle la différence sexuelle conditionne le devenir du sujet dans le socius (métiers, rôle au sein de la cellule familiale, etc.) et par là justifierait en définitive et de façon immuable l’inégalité entre hommes et femmes. Ainsi, selon certains travaux liés aux études de genre (gender studies), le sexe vécu par le sujet ne serait finalement que la représentation d’une norme sociale : le genre qui est construit et internalisé47.

Et pour terminer, il s’avère essentiel de se pencher sur l’aspect médical de la question. Par-delà les aspects éthiques et sociologiques, le lecteur ne sera pas surpris d’apprendre que la psychiatrie ainsi que la psychanalyse aient été considérablement interpellées par la question transgenre. Dans la foulée des considérations qui ont précédé, mentionnons brièvement en quoi il est possible d’établir une certaine parenté entre la conception sociologique de l’identité de genre et celle que la psychanalyse a tenté de théoriser depuis sa conception par Freud. Toutes deux ont fait valoir l’incidence de l’environnement et de l’éducation durant le développement de l’enfant et la construction de ses repères identitaires de genre. Mais alors que les théories sociologiques insistent à ce sujet sur l’ « aspect étiologique appris » par l’enfant au contact de son environnement culturel groupal, la psychanalyse considère la « transidentité » comme résultant de facteurs traumatiques ayant jalonné l’histoire individuelle de l’enfant, et ce, dès l’âge le plus tendre, ouvrant alors un espace qui, dans une perspective psychologique, permettrait, lorsque cela est souhaité, une remise en question par le sujet de ses choix identitaires48.


Sources :

1. Pasquale HARRISON-JULIEN, « L’intégration d’un élève transgenre freinée par la bureaucratie », ICI.Radio-Canada.ca, en ligne : <http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/780660/eleve-transgenre-ecole-internationale-mcmasterville-code-permanent-integration-csdm> (consulté le 15 juin 2017).

2. LA REDAC D’OPEN TELE, « Les personnes transgenres sont-elles victimes de discrimination? », MA.tv.ca, en ligne : <http://matv.ca/montreal/matv-blogue/mes-articles/2015-01-28-les-personnes-transgenres-sont-elles-victimes-de-discrimination> (consulté le 15 juin 2017).

3. NATIONAL CENTER FOR TRANSGENDER EQUALITY, « Transgender Terminology », en ligne : <https://www.transequality.org/issues/resources/transgender-terminology > (consulté le 15 avril 2017).

4. Id.

5. Id.

6. Règlement modifiant le Règlement relatif au changement de nom et d’autres qualités de l’État civil, RLRQ, c. CCQ, r.4.

7. CABINET DE LA MINISTRE DE LA JUSTICE ET PROCUREURE GÉNÉRALE DU QUÉBEC, « Droits des personnes trans au Québec – Le gouvernement du Québec entend faciliter les démarches des jeunes en transition de genre et modifier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne », Fil-information.gouv.qc.ca (Portail Québec), en ligne : <http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?idArticle=2405314677> (consulté le 15 juin 2017).

8. ATQ ADMIN, « TRANS – QUÉBEC Les nouveaux règlements faciliteront la vie des personnes trans », ATQ1980.org, en ligne : <http://www.atq1980.org/archives/actualite/trans-quebec-les-nouveaux-reglements-faciliteront-la-vie-des-personnes-trans/# ; http://www.atq1980.org/archives/actualite/justice-la-nouvelle-procedure-de-modification-de-sexe-bien-accueillie/#> (consulté le 15 juin 2017).

9. ATQ ADMIN, « Justice : La nouvelle procédure de modification de sexe bien accueillie », ATQ1980.org, en ligne : <http://www.atq1980.org/archives/actualite/justice-la-nouvelle-procedure-de-modification-de-sexe-bien-accueillie/> (consulté le 15 juin 2017).

10. Loi visant à renforcer la lutte contre la transphobie et à améliorer notamment la situation des mineurs transgenres, projet de loi no 103 (présentation-31 mai 2016), 1re sess., 41e légis. Qc.

11. CABINET DE LA MINISTRE DE LA JUSTICE ET PROCUREURE GÉNÉRALE DU QUÉBEC, « Adoption à l’unanimité du projet de loi no. 103 – La ministre Stéphanie Vallée salue cette avancée historique pour les droits des personnes transgenres », Fil-information.gouv.qc.ca (Portail Québec), en ligne : <http://www.fil-information.gouv.qc.ca/Pages/Article.aspx?idArticle=2406102522> (consulté le 15 juin 2017).

12. Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel, projet de loi C-16 (présentation-17 mai 2016), 1re sess., 42e légis. Ott.

13. Loi canadienne sur les droits de la personne, L.R.C. 1985, c. H-6.

14. Code criminel, L.R.C. 1985, c. C-46.

15. ACTION CANADA, « Opinion: Le Canada fait-il enfin progresser les droits trans? », ActionCanadapourlasantéetlesdroitssexuels.ca, en ligne : <https://www.sexualhealthandrights.ca/fr/le-canada-fait-enfin-progresser-les-droits-des-personnes-transgenres/> (consulté le 15 juin 2017).

16. Charte des droits et libertés de la personne, RLRQ, c. C-12.

17. Loi constitutionnelle de 1982, annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada,1982, c.11 (R.-U.).

18. Raphaël BOUVIER-AUCLAIR et Denis-Martin CHABOT, « Une loi fédérale pour protéger les droits des transgenres », ICI.Radio-Canada.ca, en ligne : <http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/781950/ottawa-justin-trudeau-justice-jody-wilson-raybould-projet-loi-transgenres> (consulté le 15 juin 2017).

19. ACTION CANADA, préc., note 15.

20. Id.

21. Jean-Sébastien BERNATCHEZ et Dominique ARNOLDI, « Les accommodements pour les transgenres à Vancouver », ICI.Radio-Canada.ca, en ligne : <http://ici.radio-canada.ca/premiere/premiereplus/societe/p/42814/transgenre-une-realite-mal-comprise> (consulté le 15 juin 2017).

22. Il est à noter que de nombreux pays ont établi des lois pour interdire le travestisme et punir les transgenres en fonction de leur expression ou identité de genre. De surcroît, dans 77 pays, des lois criminalisent les rapports consentants entre personnes de même sexe et au moins 5 d’entre eux les condamnent à la peine de mort (LGBTHUMANRIGHTS, « La lutte contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre », ohchr.org, en ligne : <http://www.ohchr.org/FR/Issues/Discrimination/Pages/LGBT.aspx ; http://international.gc.ca/world-monde/world_issues-enjeux-mondiaux/rights_lgbti-droits_lgbti.aspx?lang=fra>.(consulté le 15 juin 2017).).

23. Il s’agit du livret Nés libres et égaux publié par le HCDH.

24. Déclaration universelle des droits de l’homme, Rés. 217 A (III), Doc. off. A.G. N.U., 3e sess., suppl. no 13, p.17, Doc. N.U. A/810 (1948).

25. LGBTHUMANRIGHTS, préc., note 22.

26. Nations Uunies, Human Rights Council resolution – Human rights, sexual orientation and gender identity, Doc. N.U. A/HRC/RES/17/19 (17 juin 2011).

27. LGBTHUMANRIGHTS, préc., note 22.

28. Nations Unies, Human rights, sexual orientation and gender identity, Doc. N.U.A/HRC/27/L.27\Rev.1 (26 septembre 2014).

29. LGBTHUMANRIGHTS, préc., note 22.

30. Id.

31. Maxime BOURDEAU, «Donald Trump supprime des protections mises en place pour les jeunes transgenres et soulève un tollé », Huffingtonpost.fr, en ligne : <http://www.huffingtonpost.fr/2017/02/22/donald-trump-retire-des-protections-mises-en-place-pour-les-jeun/> (consulté le 15 juin 2017).

32. Hélène BUZZETTI, « Homme ou femme, pourquoi poser la question? », LeDevoir.com, en ligne : <http://www.ledevoir.com/politique/canada/474870/homme-ou-femme-pourquoi-poser-la-question> (consulté le 15 juin 2017).

33. Lee BERTHIAUME, « Transgenres: les Forces armées canadiennes veulent améliorer leur politique », LeDevoir.com, en ligne : <http://www.ledevoir.com/politique/canada/476727/transgenres-les-forces-armees-canadiennes-veulent-ameliorer-leur-politique> (consulté le 15 juin 2017).

34. Sandeep PRASAD, « If Canada Really Believes In Equality, Bill C-16 Must Pass », Huffingtonpost.ca, en ligne : <http://www.huffingtonpost.ca/sandeep-prasad/bill-c-16-equality_b_16655338.html> (consulté le 15 juin 2017).

35. Marie-Michèle SIOUI, « L’identité transgenre n’est pas une maladie mentale », LeDevoir.com, en ligne : <http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/476499/l-identite-transgenre-n-est-pas-une-maladie-mentale> (consulté le 15 juin 2017).

36. Lisa-Marie GERVAIS, « Le Code civil continue de discriminer les transgenres », LeDevoir.com, en ligne : <http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/494711/le-code-civil-continue-de-discriminer-les-transgenres ; http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/498957/le-plan-d-action-pour-lutter-contre-l-homophobie-et-la-transphobie-se-fait-attendre> (consulté le 15 juin 2017).

37. CABINET DE LA MINISTRE DE LA JUSTICE ET PROCUREURE GÉNÉRALE DU CANADA, « Déclaration de la ministre Wilson-Raybould sur l’adoption par le Sénat du projet de loi C-16 et sur le franchissement d’une étape de plus pour mettre fin à a discrimination fondée sur l’identité et l’expression de genre », canada.ca (Ministère de la Justice Canada), en ligne : <https://www.canada.ca/fr/ministere-justice/nouvelles/2017/06/declaration_de_laministrewilson-raybouldsurladoptionparlesenatdu.html> (consulté le 15 juin 2017).

38. Ronald DWORKIN, Justice pour les hérissons. La vérité des valeurs, Genève, Éditions Labor et Fides, 2015, p. 213.

39. Id., p. 219.

40. Id., p. 226.

41. Id., p. 226 et 366.

42. Id., p. 231.

43. Monique COORNAERT, « Nisbet Robert A., La tradition sociologique », (1987) 28 Revue française de sociologie 147.

44. Elsa DORLIN, « Sexe, genre et intersexualité : la crise comme régime théorique », (2005) 18 Raisons politiques 117.

45. Id., p.118.

46. Id.

47. Id., p.130.

48. Chiland Colette, « Un psychanalyste dans la tourmente autour du sexe, du genre et de la sexualité », (2013) 52 Perspectives Psy 259, 259-268.

Source de l’image : http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201706/25/01-5110677-un-premier-jouet-transgenre-au-canada.php.


Ce billet a été écrit par Frédéric Pinard